Essayer de ne garder en tête que le positif …

Comme la vie n’a jamais était un long fleuve tranquille en ce qui nous concerne et bien évidemment cela continue.

Aujourd’hui, nous avions rendez-vous pour la consultation officielle du 3ème mois.

Et oui, me voilà à 12 semaines + 1 de grossesse. Mon bidon s’arrondit sous le nombril ; les pantalons de grossesse (merci Sabrina !!) ainsi que les culottes adéquates sont de sorties. Je suis rendue aux toilettes toutes les deux minimum de jour comme de nuit. En revanche, les nausées diminuent tout doucement.

A 14H, nous entrons confiant dans le cabinet de notre gynécologue. Après les questions d’usages sur d’éventuelles douleurs et de possibles saignement que je n’ai absolument pas, vient le moment de l’échographie tant attendue.

Bébé 1 est en pleine forme ; il gigote et nous montre mains et pieds pour notre plus grand bonheur. Nous entendons avec émotions les battements de son petit cœur. Et le gynécologue nous rassure quand à la clarté nucale (Trop épaisse elle serait le signe d’une trisomie).

Puis nous passons à Bébé 2. Il n’est pas le plus facilement visible car en bas et derrière les deux autres. Mais immédiatement, nous nous rendons compte qu’il y a un problème. Sa petite tête n’est pas fermée et laisse sortir une partie de son cerveau. Dans la minute qui suit, après vérification sous tous les angles, le couperet tombe : Bébé 2 n’est pas viable. Pourtant son petit cœur bat la chamade. Il continuera peut-être de se développer mais il mourra au plus tard à la naissance.

Faut-il le garder et devoir supporter sa mort au cours de la grossesse ou à la naissance ?

Faut-il faire une interruption sélective de grossesse avec les risques que cela comporte pour les deux autres ?

Le garder présente un risque pour Bébé 1 et Bébé 3. Mais intervenir présente moins de risque selon le gynécologue.

A cet instant, mon monde s’écroule. Dans ma tête, je me suis projetée avec mes trois loulous. Je m’y suis attachée. Je leur parle déjà chaque jour.

Quand le gynécologue passe enfin à Bébé 3, j’ai l’estomac noué, les larmes aux yeux et je m’accroche à la main de mon homme.

Heureusement Bébé 3 va très bien ; toutes les mesures sont prises et sont rassurantes.

Il faut ensuite écouter toutes les explications du gynécologue ; une consultation au centre hospitalier auprès d’un spécialiste est prise pour le lendemain matin. Au vu des explications par téléphone le spécialiste évoque même une possible prise en charge sur l’hôpital Necker à Paris. Le coté urgent de la situation ne nous échappe pas.

Prise en charge psychologique et prochain rendez-vous avec notre gynécologue sont évoqués, accompagné de ma prolongation d’arrêt de travail. Et il faut partir. La consultation a duré plus d’une heure mais elle m’a semblé tellement courte. Je suis dévastée.

Maintenant il faut attendre demain.

Bilan

Des mois que je n’ai rien écrit, que n’ai pas noircit de pages de mes  ressentis, de mes émotions. 

Parce que parfois ça ne sort pas; pas tout de suite en tout cas. Et puis arrive un moment où l’on se pose; on regarde en arrière et le bilan tombe. 

Des mois ont passé. De nouveaux examens pour moi ont dû être fait. J’ai découvert la douleur de la biopsie de l’endomètre. Douleur physique mais aussi psychologique. Car ce geste est si intrusif. Et malgré tout ce que j’ai déjà vécu durant cette prise en charge, je crois que c’est pour moi le pire examen. 

Cet examen nous a tout de même éclairé sur le pourquoi nos précieux embryons ne pouvaient s’accrocher. Il y a une solution; elle ne me ravie pas parce que malheureusement elle entraîne le fait que je doive de nouveau subir ce geste qui m’est si difficile de supporter chaque cycle précédent le cycle de stimulation. 

Alors de nouveau, ce geste a été pratiqué mais le cycle de stimulation s’est emballé et pour éviter une hyperstimulation, il a fallut tout freiner. Arrêt des injections et prises de médicaments durant quinze jours. 

Il y a dix jours, de nouveau ce geste mais que le gynécologue a adapté parce qu’il a mesuré à quel point j’avais eu mal la fois précédente.   

Aujourd’hui, tout recommence. Prise de sang et échographie feront tomber le verdict. Hyperstimulation encore présente et donc FIV repoussée en septembre. Ou hyperstimulation calmée et alors on redémarre les injections ce soir. 

Émotionnellement je ne sais plus trop où j’en suis. J’ai l’impression que mon corps contrecarre les traitements. Pourtant je me sens mieux physiquement depuis octobre dernier car j’ai trouvé ce qui clochait au niveau alimentation. Le gluten et le lactose, mon corps n’en veux pas. Et pour ma fibromyalgie le régime FODMAP m’aide beaucoup. Résultat, j’ai perdu 10 kilos. 

Dans une heure le verdict. 

Ecrire pour ne pas enfouir

Il y a un moment maintenant j’ai trouvé un article de  Zozomum et cie.

http://www.jardinsecret2zozo.com/hyperfertilite-fecondite/

Je me suis sentie moins seule. Nos problèmes respectifs sont comme le ying et le yang, le chaud et le froid, bref deux total opposés.

Deux opposés qui nous apportent souffrance physique et souffrance psychologique.

La nature diront certains ; dieu pour diront d’autres ; le sort pourrait-on rajouter. Seulement quelque soit le nom que l’on veut bien lui donner et quelque soit la situation qui nous accable, le résultat est bien là.

Dans les deux cas, nous rencontrons les mêmes réactions qui nous font nous sentir si mal et nous tire vers le doute, la culpabilité.

Pour toute personne ne rencontrons aucune difficulté de procréation, il est quasi impossible de comprendre. Et à l’inverse, il n’y a pas assez de mots pour expliquer ce que nous traversons.

Et puis d’une personne à l’autre, ne voulons ou ne pouvons pas échanger sur ce que nous vivons.

Bien maintenant fini de parler de manière générale. Je vais parler de ma situation.

Je dois écrire certaines choses pour ne pas les enfouir et qu’elles me rongent. Je fait face chaque jour à mon quotidien qui me paraît vide. Vide de rires d’enfants, vive de pleurs d’enfants, vide de leur joie naïve. Ils apportent spontanéité, candeur et légèreté dans nos vies d’adultes.

Je me plonge avec tellement de bonheur dans les yeux de mon neveu. Son regard innocent qui découvre à chaque minute une nouvelle parcelle du monde qui l’entoure m’émerveille.

Je ne sais pas ce que le futur me réserve, et quand bien même il me serait possible de le connaître, est-ce que je voudrais connaître les prochaines cartes que j’aurais en mains ?

Chaque jour, de nouvelles vies apparaissent et disparaissent. Je me surprends parfois à lancer vers l’inconnu une sorte de prière muette pour recevoir la chance qu’un enfant vienne embellir notre vie. Moi qui suis si profondément athée, j’ai envie de croire parfois qu’une entité bienveillante veille sur moi. Et que lorsque le moment sera venu, elle m’accordera ce que mon cœur désire si ardemment.

 

 

Une année de plus 

Ces mots si doux je désespère parfois de pouvoir les prononcer. On nous dit de toujours espérer, qu’il y a toujours de l’espoir. Mais voila le temps s’écoule et émousse notre détermination. Je m’accroche à chaque petite parcelle d’espoir et de bonheur au pont que parfois mon cœur et au bord de l’implosion. Les fêtes arrivent. Une année de plus s’est écoulée. Avec ses hauts et ses bas, ses doutes et ses déceptions. Période très difficiles car une énième tentative est la. Mais aussi et surtout parce qu’il y’a un an de cela je portais une vie en moi et qu’elle nous a été reprise. Alors je m’agrippe à mon espoir d’enfin devenir maman.p

INVISIBLES

Voilà plus de 4 mois que je n’ai rien écrit.

Deux nouvelles déceptions sont venues s’ajouter aux autres le 13 juin et le 6 octobre dernier.

Ces énièmes tentatives infructueuses m’ont laissé vide et amer.

Au point que j’ai mis un bon mois avant de me décider à retourner voir le gynécologue au mois de juillet.

Ma déception était trop grande.

 

Mi-juillet, le gynécologue m’a proposé de changer de protocole, enfin une partie tout du moins. Seulement l’injection de stimulation en fait. Mais cela pourrait faire toute la différence selon lui. C’est le MENOPUR ; il conviendrait mieux aux femmes qui ne réagissent pas correctement avec le GONAL F.

Une lueur d’ESPOIR …

 

Alors nous nous sommes donné un peu de temps pour digérer cet échec ; le centre de PMA fermant pour l’été et nos vacances n’étant qu’à la fin août, le moment pour faire une pause était tout trouvé.

Durant l’été, mes émotions ont été misent à rude épreuve. Et j’ai oscillé entre joie intense et vide atroce.

Le jour de la fête de la musique, au alentour de 13h, je suis devenue TATA.

Je ne suis pas sûre d’arriver à trouver les mots pour décrire le « grand huit » émotionnel que j’ai alors traversé durant cette journée. Et encore aujourd’hui, je dois faire face à ce yoyo infernal qui me tombe dessus sans prévenir.

C’est un mélange étrange et inextricable de joie, de bonheur intense, de tristesse, de doute, de colère, de dépit et d’amour.

Ne vous y trompez pas, partager des moments avec ma belle-sœur et mon neveu m’est précieux, extrêmement précieux. C’est même parfois un besoin. Car ces moments ne sont qu’amour et tendresse. Et j’arrive à échanger assez facilement ma belle-sœur chérie.

Nous avons profité de nos vacances en partant quelques jours à Doué-la-Fontaine avec au programme uniquement de la détente et des visites tranquilles : Bioparc, roseraie, lecture au bord de la piscine de notre hôtel …

J’ai du pendant l’été passer à travers plusieurs poussées de fibromyalgie ; des douleurs, de la fatigue, beaucoup de fatigue et des soucis intestinaux très douloureux. J’ai essayé de me soulager tant bien que mal mais malheureusement sans grand succès.

Nous devons nous battre contre ces deux affections invisibles que sont la fibromyalgie et les problèmes de fertilité. Invisibles et de ce fait si difficiles à appréhender, à expliquer, à gérer …

Et puis fin août, après nos vacances, je me suis sentie à nouveau prête. Prête à redémarrer un nouveau protocole. J’ai plaçais dans ce nouveau protocole tous mes espoirs.

Effectivement, cela a été différent ; premièrement du fait que j’ai ressenti moins de fatigue durant la période de stimulation, deuxièmement parce que dès les premiers jours les symptômes de la fibromyalgie se sont apaisés et troisièmement le résultat de ce nouveau protocole a été plus concluant puisque nous avons enfin pû obtenir plusieurs embryons qui ont pu être congelés.

Ce qui veux dire pour moi un peu de répit avant la prochaine stimulation, car nous pourrons bénéficier d’un ou deux transferts d’embryons avant de devoir à nouveau ponctionner d’autres ovocytes. Ce qui en soit et déjà une immense victoire puisqu’aucune congélation n’avait pu être réalisée pour le moment.

Tout cela m’avait fait penser que cette fois-ci était différente, à part, et que cela allait fonctionner. Mais cette fois encore, la déception d’ouvrir un premier résultat de BétaHCG négatif nous a assommé.

Je me suis sentie comme groggy, vide d’un seul coup … pas une larme sur le moment comme si cette page internet que je lisais était irréelle.

Je me trouvais chez une amie et j’ai même du lui demander de relire la document pour moi ; comme si il se trouvais être écrit dans une langue étrangère que je ne pouvais traduire.

Je suis rentrée chez moi et je n’ai réalisé ce qui se passait que lorsque mon homme est rentré de son travail.

Il s’est approché de moi (comme un fantôme, je m’étais mise à repasser mon linge parce qu’il me fallait sur le moment occuper mes mains à quelque chose) et m’a pris dans ses bras …. D’un seul coup, je me suis effondrée, sans pouvoir m’arrêter.

 

Au moment où j’écris ses lignes, ma gorge se serre, j’ai une boule dans la poitrine … je ne peux pas mettre de mots sur la tristesse qui m’enveloppe dans ses instants. C’est immense … on s’y perd … on ne voit que cela … tout le reste n’a aucune importance.

 

Avec le recul de quelques jours, la douleur est moins intense mis toujours omniprésente. Par exemple aujourd’hui, j’ai voulu me changer les idées en allant à un salon du livre. Tout se passait bien, j’avais pu participer à un débat très intéressant et enrichissant avec des auteurs (entre autre Bernard WERBER et Jean-Baptiste DEL AMO) mais en ressortant du débat et en déambulant dans les allées du salon par la suite, j’ai du fuir. Mon regard est tombé sur une puis deux puis trois puis sans arrêt sur des femmes enceintes et alors j’ai fuit. J’ai fuit de toutes mes forces jusqu’au parking où j’avais garé ma voiture, le nez sur mon portable pour ne surtout pas en voir d’autres. Une fois assise dans ma voiture, je me suis sentie mieux comme en sécurité dans ma bulle. Et j’ai pu rentrer posément.

Mais ce sentiment que j’ai ressentie dans les allées du salon était tellement intense que je n’ai pu que prendre mes jambes à mon cou.

 

J’aimerais arriver à prendre de la distance pour ne pas perdre pied ainsi mais comment faire ??

 

Le jour même du résultat, dans le quart d’heure qui a suivit d’ailleurs, j’ai repris rendez-vous avec mon gynécologue. Je ne me suis même pas posée la question cela me paraissait évident. Deux autres embryons nous attendent cette fois-ci. Cette situation ne s’étant jamais présentée, je ne sais pas comment va se dérouler la suite.

 

Nous avons maintenant de nombreuses questions qui se posent à nous. Quel chemin allons nous prendre pour la suite ? Cet été nous nous sommes renseigné sur l’adoption ; le dossier est arrivé par courrier. Allons-nous le remplir ?

 

Aujourd’hui c’est jour de bilan !!

Parce qu’une fois de temps en temps, regarder en arrière et voir à quel point nous avons avancé, évolué, nous permet de mesurer pleinement nos progrès.

Chaque jour, chaque petite chose du quotidien nous fait prendre des décisions qui oriente le chemin que nous empruntons. Parfois ce chemin est tortueux, semé d’embuches et loin d’être le plus fréquenté. Selon moi nous devons apprendre de notre passé et nous en servir pour ne pas reproduire le même schéma, surtout si il ne fonctionne pas.

Aujourd’hui je couche sur cette page ce qui est ressorti de ma réflexion qui s’est faite par moment seule mais aussi en échangeant avec une Doula qui nous suit depuis un an environ.

Le début d’année a été difficile mais me voilà de nouveau debout ; changée et debout. Je fais de nouveau des projets. J’ai commencé à faire la décoration de la chambre d’enfant. Cette chambre prend petit à petit sa fonction dans la maison. J’ai des idées de customisation de meuble.

J’ai bien envie de m’attaquer à la décoration de notre propre chambre durant cette année.

J’ai enfin franchit le pas pour ma cuisine aussi ; fini les bouts de cordes pour ouvrir les placards ; j’ai acheté peinture et poignées de portes pour rénover cette pièce.

Je me lance dans le jardinage de manière plus sérieuse; je vais me faire un potager.

Cette année pour la première fois depuis de nombreuses années, six années (en fait depuis notre mariage), nous allons avoir des vacances en couple. Ça me fait bizarre de pouvoir envisager de partir en vacances. On va sûrement partir voir de la famille que nous n’avons pu voir depuis un bon moment et qui nous manque tant.

Je ne pensais pas me relever si vite. Seulement trois mois ce sont écoulés depuis (j’arrive à le dire maintenant) ma fausse couche. Et en ce mois d’avril, nous avons décidé avec mon homme de retenter une FIV. FIV qui n’en aura finalement pas était une, puisque j’ai fait la phase stimulation mais je n’ai pas réagis comme espéré. Seulement deux ovocytes étaient prêts. Le déclenchement de l’ovulation a tout de même était fait avec la « joie » des rapports programmés par la suite.

Mais depuis 24h mes douleurs abdominales et mes saignements ne laissent aucun doute. Nos petites cellules ne se sont pas trouvées.

 

Durant ces trois premiers mois de l’année, en y repensant à aucun moment je n’ai ressentit le besoin ou l’envie de partager, de parler de cet événement avec mes parents ou mes sœurs.

Je crois que j’ai enfin réussi à faire le deuil de ces relations familiales qui me détruisaient. J’ai enfin accepté pleinement le fait que je n’étais pas obligée d’aimer chaque membre de ma famille biologique. Je suis capable de prendre de la distance et de me protéger.

En plus de ma FC nous avons à gérer le harcèlement au travail que subissait mon homme. Ça aussi nous l’avons affronté et nous sommes passés à autre chose. Changement d’employeur et de lieu de travail fin mars pour redémarrer du bon pied.

Et puis mes 30 ans que j’ai eu beaucoup de mal à accepter en février et bien nous allons les fêter. Mes 30 ans, ceux de mon homme et les 25 ans de ma petite belle-sœur adorée qui va faire de moi une tata.

Je me plonge dans chaque instant de bonheur et j’avance … coûte que coûte. Alors oui j’ai mes moments de blues ; mon regard se perd dans le vague ; je repense à cette vie que mon corps a abrité durant quelques semaines et puis ma chienne vient fourrer sa grosse truffe dans ma main pour me distraire et la vie continue.

Parce que renoncer à une grossesse c’est aussi …

Depuis le début de notre parcours de PMA, de nombreuses personnes m’ont dit qu’elle ne pourrais pas supporter tout ça ; sous-entendu : les examens, les traitements (plus ou moins invasifs), les passages en bloc opératoire, l’attente, les doutes …

 

Certaines personnes m’ont même fait de grand discours sur le destin et dieu (quel qu’il soit) ; que je devais peut-être accepter les choses comme une sorte de fatalité, que cela devais sans doute ce passer ainsi et que je deviendrais mère autrement.

 

Mais voilà, moi je ne veux pas renoncer !!!

 

Parce que renoncer à une grossesse pour moi c’est bien plus que cela.

 

C’est renoncer à porter une (ou des) vie(s) en soi.

C’est renoncer à sentir cette vie grandir en soi.

C’est renoncer aux échographies parfois certes anxiogènes mais si belles ; quoi de plus merveilleux que de voir son enfant et d’entendre son cœur.

C’est renoncer à communiquer par le toucher avec son enfant, même si parfois on se demande si ce petit habitant n’a pas décidé de refaire la déco de son logement temporaire.

C’est renoncer à neuf mois où notre personne et notre ventre deviennent le centre du monde de notre famille et de nos proches et durant lequel on peut se faire cocooner à volonté (ou presque).

C’est renoncer à des moments de partage dans le couple autour de ce ventre, de cet enfant à naître.

C’est renoncer à enfanter comme des milliards d’autres femmes.

 

 

J’ai l’impression sans tout cela que mon corps serait un fruit sans pépins, une coquille vide.