L’espoir a enfin toqué à notre porte !!!

Bien longtemps que je n’ai pas écrit et pour cause !!!

La dernière fiv du mois de septembre s’est bien déroulée. Je suis ressorti de la stimulation bien fatiguée et à fleur de peau comme d’hab’.

Nous avons eu une petite déception lorsque la biologiste nous a annoncé qu’il y avait seulement trois ovocytes et encore un peu plus quand il n’y en avait que deux de fécondés.

Ça c’était le 9 octobre. Dans la foulée, le labo et le gynécologue ont décidé qu’il fallait attendre le 14 pour prendre une décision d’implantation. Évidemment pour corsé le tout, il a fallut que tout tombe sur une période de travail de nuit. Autant dire qu’il a fallut s’organiser un peu pour que le labo puisse nous joindre jusqu’au dernier moment et que je puisse dormir quand même un peu.

Au final, le 14 on nous demande de venir à 14h pour une implantation. Mais pas plus d’infos. Arrivé sur place, on nous annonce que les deux embryons sont quasi au même stade et que implanter les deux devrait stimuler l’implantation. Cela ne certifie pas l’implantation des deux mais c’est une chance de plus.

Avec mon homme, on se dit qu’on a déjà envisagé des jumeaux alors pourquoi pas. L’implantation est faite et il faut attendre.

La date pour le 1er BétaHCG est fixée au 28 octobre.

Je pose ma journée car je me dit que quelque soit le résultat, je n’aurais vraiment pas la tête à aller travailler mais alors vraiment pas.

Depuis une bonne semaine, fatigue et douleur à un ovaire m’enquiquine sérieusement. Mais je gère. Le 28 est là, je me lève aux aurores car impossible d’attendre; j’ai déjà peu dormi autant m’occuper. Je fond en larmes sur le chemin du retour du labo.

La matinée s’étire en longueur; le midi nous sommes invités et le mail qui me préviens que le résultat est dispo sur mon espace perso arrive vers 11h. Le temps de se connecter, que la page s’affiche, que je descende jusqu’à la ligne du résultat je retiens mon souffle. Et puis mon cœur manque un battement … 6604 oui j’ai bien lu.

C’est là que ça se complique. Dans la demi-heure qui suit mes douleurs à l’ovaire s’intensifient et je me retrouve plier en deux a gémir. Super les réjouissances !!!!

Et là, tout s’accélère. Mon homme et un super voisin (ancien pompier) tente de me déplacer sans succès. Pas moyen de me mettre dans la voiture. J’ai eu le droit au départ en urgence vers la clinique en ambulance. J’étais tellement mal que je sui incapable de me rappeler qu’elles têtes avaient les ambulanciers.

À la clinique, je me retrouve sous morphine et l’annonce de l’hyperstimulation d’un ovaire tombe. Bilan sang fait et mise sous traitement, me voilà hospitalisée une semaine. On surveille les BétaHCG qui grimpe en flèche et je me repose tant bien que mal au service maternité.

Je retourne quatre jours chez moi. Au programme, repos complet. Et puis le 8 novembre à 5h les douleurs reviennent. Je réveille mon homme immédiatement pour être certaine d’être capable de monter dans la voiture.

Arrivé là-bas, je me sens dans un état pire que la semaine précédente. Mon ovaire saigne, il est rempli de sang. La morphine, le kalinox (le gaz qui fait rigoler – moi je me suis juste sentie comme bourrée) rien n’y fait. Je suis bloquée en position assise et quasi fœtale. Chaque mouvement est une torture. À 7h, le gynécologue-obstétricien de garde vient, fait une échographie et le couperet tombe. Il faut opérer.

Je me décompose, je fond en larmes « non,non c’est impossible je ne veux pas les perdre; je ne veux pas les mettre en danger »

Le gynécologue tente de me rassurer, il ne va toucher que mon ovaire et préserver le corps jaune au maximum (c’est ce qui maintient la grossesse).

Dans la demi-heure qui suit je suis au bloc totalement flippé. Je ne remonte dans une chambre que vers 13h. La Cœlioscopie s’est transformé laparotomie (en gros de trois incisions de 5mm je suis passée à deux de 5mm et une de plusieurs cm).

Re-hospitalisation d’une semaine, le gynécologue qui m’a opéré passe me voir chaque jour voir deux fois par jour. Il fait même monter une échographe dans ma chambre pour me rassurer et me montrer les têtards. Il prend le temps de me rassurer et j’en ai besoin. Je met plus de 48h à réussir à me lever sans faire de malaises. J’ai même arrêté de compter le nombre de fois où je me suis retrouvée les jambes en l’air et transférée dans mon lit en quatrième vitesse. J’arrive pratiquement pas à manger. J’ai la nausée toute la journée.

Le 13, je demande à sortir car la bouffe de la clinique est horrible. Je suis vu en consultation pour ma sortie par le même gynécologue qui me fait une écho de contrôle.

Le truc sympa, c’est que c’est une échographie endovaginale mais bon c’est pas la première. Et là, je le vois chercher et chercher… et puis il me dit bon « ils vont bien « . Je deviens assez calée et j’avais capté les micro-battements des petits cœurs. Et il ajoute ils vont bien mais ils sont trois !!

Je marque beugue pendant deux secondes, ma belle-mère qui m’accompagne éclate de rire. Et je lui dit « non vous blaguez ??!!! »

Et bien non aucune blague. Une écho une semaine plus tard par notre gynécologue qui nous suit depuis le début des FIV le confirme.

Alors voilà, l’espoir a toqué à notre porte. Et il y a apporté le bonheur. Et comme on dit un bonheur n’arrive jamais seul.

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